Être maître de son temps…

Pourquoi es-tu là ? Tu as sans doute des rêves, des objectifs, ou des envies particulières. Dans ce dernier volet, il est question de contrôler ta Time-line.

Comme dans un jeu auquel tu prendrais part, ta vie se limite en un temps défini. Tu as donc les mêmes chances que tout le monde de réussir ce que tu entreprends. L’essentiel est de savoir, pourquoi tu fais les choses ? Qu’est-ce qui te motive ?

On a tendance à vouloir tout, tout de suite. En même temps, difficile de penser autrement, vu la facilité d’obtenir quelque chose de nos jours. Deux clics suffisent… Mais nos projets de vie nécessitent une plus grande organisation et une maîtrise de notre temps.

Que tu sois étudiant, riche, pauvre, salarié ou autre, tu as 24h par jour. Soit 168h par semaine. Souvent, tu entends des personnes se plaindre d’un manque de temps. Nous ne sommes pas d’accord. Nous nous apercevons que les gens ne savent généralement pas s’organiser et prioriser leurs tâches. Et c’est ici que la différence se fait.

Avec une bonne gestion du temps, nous pouvons réellement faire ce que nous souhaitons de notre vie. Après tout, comme un grand sage nommé Gandalf l’a dit : ‶Tout ce que l’on a à faire, est de décider, que faire du temps qui nous est imparti″.

Il serait plus simple de ne pas se fixer de but et d’accepter la vie telle qu’elle vient. Un peu à l’image de Forest Gump. Mais, tu n’es pas Forest ! Et ton cerveau marche avec des objectifs, aussi intrinsèques soient-ils, comme le fait de respirer. Un cerveau sans but devient simplement fou. Et chaque but atteint en fait naître un nouveau, aussi minime puisse-t-il être.

Tout cela, car nous sommes faits pour évoluer et que l’évolution se fait en passant de nouveau palier.

Alors, comment faire pour atteindre ces buts que l’on se fixe?

D’objectif à sous-objectif…

Le secret est de décliner ton but en sous-objectif. Par exemple, disons que tu souhaites une certaine somme d’argent. Demande-toi déjà comment obtenir les 10% de cette somme. De même, si tu veux perdre 20 kilos, vise déjà la perte de 3 kilos.

Nous avons vu dans le pilier lié à l’énergie, l’importance de la routine. Imaginons que tu aies pour habitude de te lever à 9h, mais que tu souhaites ramener ce moment à 7h pour créer une nouvelle dynamique. Avance progressivement ton réveil de seulement quelques minutes. En passant directement de 9h à 7h, ce changement sera trop brutal pour être maintenu dans la durée.

Essayer de faire le gros tout de suite est quasiment impossible. Car cela demande une énorme dose d’énergie et d’engagement.

En se fixant un but trop haut, le risque est d’être déçu du temps que ton projet met à avancer, créant ainsi de la frustration et te démotivant au fur et à mesure.

Pour réellement réussir un objectif, il faut donc être constamment en position de réussite. Cela maintient notre degré d’engagement et nous permet donc de persévérer.

On peut résumer notre niveau d’engament par cette équation :

On entend rarement parler d’engagement. Pourtant, c’est la base de toutes réussites. Que ce soient les réussites professionnelles, relationnelles, amoureuses… Ici, nous pouvons même expliquer la notion de décrochage scolaire.

Un enfant décrochant est bien souvent un jeune qui s’est désengagé du système éducatif. Pourquoi ? Car le système a focalisé sur ses échecs plutôt que ses réussites et points forts, ce qui ne lui a pas permis d’explorer un état de réussite…

Il est donc fondamental de poursuivre une démarche de micro-succès constant pour atteindre objectifs & épanouissement.

Comment rester motivé ?

S’il y a bien une difficulté, c’est celle de rester motivé. Et ce sentiment est difficilement contrôlable pour la simple et bonne raison qu’un conflit persiste continuellement à l’intérieur de nous.

Un conflit avec mon moi du présent et mon moi du futur. L’un veut planifier et l’autre, profiter. C’est pourquoi, on voit tant de personnes motivées à faire du sport mais continuant de négliger leur alimentation ou ne simplement, rien faire. Si on est motivé pour se lever et aller courir un samedi matin (on planifie de faire l’effort nécessaire → moi futur), mais on reste finalement au lit, car il est quand même plus confortable qu’une sortie jogging (profit instant présent → moi présent).

Cet affrontement est le plus grand ennemi de la motivation.

Apprendre à se projeter est donc fondamental ! Et ce, à tous les âges. D’ailleurs, pour illustrer cette approche, il est temps de te parler de la gratification différée et du test du marshmallow.

 

Il s’agit d’un test imaginé par un chercheur de l’université de Stanford en 1972 (de quoi avoir du recul sur l’expérience). Il consiste à placer un enfant devant un Marshmallow et de lui proposer deux choix :

  • Le prendre maintenant.
  • Attendre 15 minutes et en obtenir un deuxième.

Étonnement, le simple fait d’attendre démontre la capacité de l’enfant à se projeter dans l’avenir. Les chercheurs ont pu suivre les personnes ayant suivi ce test et voici les résultats éloquents.

Étonnant de voir cette grande différence n’est-ce pas ? Qui aurait pu prédire l’avenir par un simple Marshmallow. Madame Irma pointera bientôt au chômage à cause d’Haribo…

Ce test est destiné aux jeunes adultes mais il démontre bien le principe de gratification différée. Tu penses que tu aurais choisi le marshmallow également ? Pas de soucis, tu prends conscience de cette lacune à te contenter sur l’instant « T » d’un plaisir. Et il n’y a pas de mal à ça… quoi que ! En identifiant une lacune, si on considère cela en tant que tel, nous pouvons travailler dessus. Mieux vaut tard que jamais…

Pour te permettre d’accepter cette gratification différée et être toujours dans une démarche de sous-objectifs, voici un tableau qui récapitule l’idée.

Nous avons ici un objectif, avec une durée de fin (très important) → Partir faire le tour du monde, dans cet exemple. Le but est de construire l’autoroute qui nous permettra de réaliser le rêve qui est de voyager. Il est donc plus facile de se mettre en marche en commençant par lister les pays que l’on souhaite visiter (d’où l’objectif à 1 semaine).

Tu trouveras des ressources dans la partie PROGRAMMES du niveau sup’ où des modèles sont prêts à être imprimés.

Cette méthode marche pour tout. Perdre du poids, gagner en confiance en soi, s’enrichir etc… A toi de reprendre le schéma, et de construire ta route.

S’il y a une notion à retenir, c’est celle de connecter notre action immédiate, avec l’objectif final. Car ainsi, on mesure tout de suite son utilité, sa récompense, et on boost notre motivation. La régularité prime sur l’intensité de tes actions. Mieux vaut préférer une action continue qui devienne une habitude plutôt qu’une grosse charge de travail qui te casse le moral en deux.

Pour finir, il ne faut pas oublier de fêter chacun de tes succès. Avec des proches, ta famille, des personnes qui n’ont pas cru en toi, pour justement leur permettre à eux aussi d’avoir un déclic. Que ce soit un restaurant, sabrer une bouteille de champagne ou des vacances, tout travail mérite une récompense. Te gratifier lorsque tu as accompli ton objectif permet d’ancrer dans notre cerveau le fait qu’il sera récompensé pour toutes tâches accomplies.

30 000 Jours !

 0 000 Jours… C’est le nombre de jours à vivre que l’on a si l’on se base sur une moyenne d’âge à 82 ans…

Il arrive que l’on manque de motivation pour se mettre sur un projet, s’attaquer à notre passion, se lancer dans une aventure… Et puis, on remet ses rêves à demain.

Il est vrai que remettre à demain est une chose facile. On pense avoir le temps… Après tout, 10 ans c’est très long ! En réalité, cela ne fait qu’un peut plus de 3000  jours ! C’est pour cette raison qu’il est bon de quantifier en jours vos projets ! Car votre cerveau ne comprend pas les années. Il ne les visualisent pas !

Si l’on enlève le temps de sommeil (au combien précieux!), il ne reste qu’environ 20 000 jours pour réaliser vos projets de vie, devenir qui vous souhaitez être, et léguer un monde meilleur que celui que vous avez trouvé.

Parce que passer au niveau supérieur c’est aussi ça ! Léguer la meilleure partie de vous au monde pour contribuer à son développement…

Chacun à son échelle représente une partie du monde, et nous avons tous moins de 30 000 jours pour le comprendre et agir en fonction de cela !

En soi, nous avons le temps. Mais essayons de ne pas passer à côté de sa vie. D’arriver à un âge avancé et de regarder en arrière pour pouvoir se dire ;  » Ok… J’en ai fait des choses ! J’aurais pas pu faire mieux parceque cette vie était vraiment une belle expérience ! ».

 

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